1 mois après cette initiation je suis encore tellement excité que je ne sais pas par où et par quoi commencer pour écrire mon article…

J’ai eu l’opportunité de vivre une expérience qui m’a apporté bien plus que je pouvais l’imaginer (bon je suis pas étonné… j’ai comme pris l’habitude de vivre ça). D’ailleurs cette expérience fera le sujet d’une prochaine série de vidéos et j’ai vraiment hâte de partager ça.

Mais avant les vidéos je vais tout de même vous parler de ce que j’ai vécu. Le bâton de parole est pour ainsi dire un outil de communication aidant à la résolution de conflits, régulateur de paroles, respect de l’écoute, créateur de consensus… Utilisé par les Amérindiens (je crois même dans d’autres culture, sauf erreur de ma part)

Il est aussi l’une des nombreuses sources d’inspirations du jeu de tao que j’anime pour des groupes public et privé souhaitant atteindre leurs rêves et créer une nouvelle synergie au sein de leur groupe par exemple.

J’ai tout de suite était interpellé par l’invitation de Dolorès Contré Migwans, réveillant mon besoin de vivre ce types d’aventures au Québec, quand j’ai reçu son courriel.
Agenda réorganisé, matériels de tournage prêt et mon sac à dos aussi avec le minimum vital pour un week end. Je pars gaiement recevoir cette connaissance ancestrale et être au plus près de la nature.

Je retrouve mon lift, dont je tairais le nom dans cette article (mais que vous verrez bientôt en interview). Deux belles personnes ouvertes à la vie et le coeur remplis d’amour à mon sens. Leurs histoires sont à la fois tragiques et fascinantes. Ils ont le sourire aux lèvres et l’exploration comme moteur.

Bref je suis confirmé dans mon « go with the flow » peu importe ce qu’il se passe, c’est là où je dois être. Peu importe ce qu’il se passe, c’est là où j’ai envie d’être.

Nous arrivons en bordure de forêt, proche d’un lac. C’est grand, c’est vert, c’est ensoleillé une grande tente est installée face à trois petits chalets. je capote!!

Une fois tout le monde arrivé, l’apprentissage commence.

Dolorès chargée de cours à l’université de Montréal est dans son élément. Structurée et imagée, son initiation aborde beaucoup d’aspect pour transmettre son savoir, ses connaissances et expériences. Nous découvrons donc à quoi et comment servait le bâton de parole. Je découvre aussi à travers cela comment les amérindiens s’introduisait les uns, les autres. Une présentation claire et instructive qui offre à l’autre la possibilité d’entrevoir la globalité de qui est la personne qui se présente, d’où elle vient et quelle est sa culture et quelles sont ses origines (familiale, tribale, etc…). Pour moi c’est une très belle manière de s’ajuster tout de suite à son interlocuteur car il nous offre une sorte de vision globale de lui même.

Matinée « théorique », partage expérientiel et historique, après midi créatif. Yeaaaaaaaaaah!!!!

Oui un après midi absolument génial. Nous créons notre propre bâton de parole. Symbolique de matières, couleurs… Ce moment de créativité est un vrai moment d’introspection dans la joie et le plaisir. Nous jasons (pendant que moi je filme), nous cousons, colons, nous nous entraidons même les uns les autres à faire notre bâton. Il sera agrémenté par des éléments de purification amérindienne dont je ne vous dévoile pas le secret pour le moment.

Après ce beau moment nous finissons la journée tranquillement en partageant notre expérience et notre symbolique personnelle de la création du bâton de parole.

Nous finirons la journée autour du feu à entendre des contes autochtone, chanter et danser autour d’un feu de bois qui en tiendra certains éveillés jusque tard dans la nuit.

C’est au levé du soleil, au son du tambour tewegan que nous sommes réunis pour une séance de salue au soleil, de purification et de consécration de notre bâton de parole.

C’est à ce moment là que nous insufflons l’énergie et l’intention de l’utilité de cet outil.

Dernier apprentissage et pas des moindres: utilisation théorique et pratique du bâton de parole.

Sans rentrer dans les détails, nous avons pu découvrir un véritable outil, une véritable pratique à l’écoute active, à la communication dans le positionnement « je ressens… » « Je comprends… » « Je vis… »

Créateur de consensus parce qu’il offre à chacun l’opportunité de s’exprimer, de résoudre des conflits, animer une discussion sans devenir un débat …

Bref voilà comment un bâton pour lequel on ne prêterait pas forcement d’intérêt aujourd’hui peut apporter un tel focus, une telle force de ressembler.

Je remercie tous les autres participants avec qui j’ai eu du plaisir et Dolorès Contré Migwans pour m’avoir offert l’opportunité de vivre cette expérience et de nous avoir ouvert à la culture autochtone et au savoir ancestrale moi qui suis non autochtone.

Kije Migwetch